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Tonnerre, commune de 6200 habitants, autrefois chef-lieu d'arrondissement de l'Yonne, au bord de l'Armançon et du canal de Bourgogne, ramassée au pied de la colline où l'église Saint-Pierre domine la vallée, offre d'abord au visiteur les charmes d'une très ancienne cité bourguignonne. Vagabonder dans le centre ville, au gré des ruelles pentues, réserve mille découvertes architecturales et historiques. | ||
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Le destin de Tonnerre est très lié à sa position géographique. Située dans une région de plateau, entaillée par la vallée de lArmançon, la ville a bénéficié de nombreux atouts naturels. Lieu privilégié pour linstallation de populations qui pouvaient y assurer à la fois leur sécurité, mais aussi leur vie quotidienne, avec leau fraîche et claire fournie en toutes saisons par la Fosse Dionne, avec les ressources de la forêt proche et de la pierre calcaire des plateaux.
Tonnerre apparaît à
lépoque romaine sous le nom de «TORNODURUM», mais la cité
existait sans aucun doute auparavant. Le nom même dénote une origine celtique ; la
première partie correspond à un nom dhomme et la seconde (durum) signifierait
forteresse ; Tornodurum serait donc la citadelle de Tornus comme Autissiodurum, celle
dAutessius (Auxerre). De la période antérieure à la conquête de la Gaule, on ne
connaît pratiquement rien. Quelques découvertes archéologiques datées de
lépoque celtique permettent pourtant daffirmer une présence plus ancienne.
Les guerres du XIVème siècle et du XVème siècle furent désastreuses pour Tonnerre. La pauvreté au début du XVème siècle fut catastrophique; les troupes décorcheurs semaient la terreur, pillaient et volaient. Lhôpital des Fontenilles lui-même avait été occupé par des routiers, mais il ne fut pas détruit. Il est le seul édifice conservé du Moyen Age avec les quelques bijoux de la reine Marguerite de Bourgogne et les documents darchives exposés au musée de lhôpital, il est aussi le seul témoin de cette période si féconde.
Mais Tonnerre, c'est aussi le vin. La culture de la vigne aurait été pratiquée dès le Xème siècle dans le Tonnerrois, à l'initiative des moines des abbayes Saint-Michel et Quincy, proches de Tonnerre. Grâce à l'Armançon, le vin montait rapidement à la cour. On dit que Henry IV et Louis XIV en raffolaient. Sous Louis XV, le Chevalier d'Eon fit apprécier "le tonnerre" et "l'épineuil" au hôtes du Roi. Au temps de sa splendeur, au début du XIXème siècle, sur les hauteurs de l'Armançon, le vignoble galopait sur toutes les collines et coteaux du Tonnerrois sur plus de 5 000 hectares. Ravagé par le phylloxera, il ne subsistait en 1970 qu'un seul vigneron professionnel qui exploitait tout juste 1 hectare. Près de 30 ans plus tard, on y cultive près de 200 hectares sur les collines entre Epineuil et Tonnerre. La géologie et l'orientation du terrain (souvent très pentu) sont similaires au terroir Chablisien. Le renouveau du vignoble Tonnerrois (Rouge et Blanc) a été récompensé par plusieurs distinctions.
-- Plan de la Ville --
Quelques distances :
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